L’importance de rencontrer un homme juif

À l'inverse, les références à la religion juive sont limitées à trois passages. La déclaration d'indépendance reprend la démarche qui était majoritairement celle du sionisme depuis son origine: Les premières instructions ministérielles données indiquaient d'ailleurs que toute personne revendiquant de bonne foi sa judaïté devait être acceptée. Selon la Halakha [ 60 ] , il reste Juif indépendamment de sa religion.

L'application stricte de la Halakha aurait abouti paradoxalement à une rupture totale du lien entre les notions de Juifs en tant que peuple et de juifs en tant que religion, les Juifs devenant purement un peuple.

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Depuis , l'État est en conflit larvé avec les orthodoxes à propos de cet amendement, ceux-ci réclamant, sans succès, qu'il soit précisé dans la loi que seules les conversions faites selon la Halakha des orthodoxes sont acceptées. Ce qui représenterait une rupture avec le puissant judaïsme américain, majoritairement réformé. Outre ce refus, l'État a aussi accepté de reconnaître comme Juifs les Samaritains et les Karaïtes , petites communautés rejetées par les orthodoxes.

Celle-ci garde d'ailleurs un statut officiel: Cette identité religieuse n'était pas absolue. De même, la halakha loi religieuse juive n'impose pas la pratique religieuse pour appartenir au peuple juif, puisque pour elle, même un Juif converti à une autre religion reste juif [ 64 ]. Cependant, ces idées restaient marginales ou théoriques. Les formes prises par cette religion à travers l'histoire et l'espace ont cependant été diversifiées judaïsme orthodoxe , karaïsme , Falashas.

Celui-ci, sous l'influence des philosophes français, prétend fonder une pensée politique et sociale dégagée du religieux mais pas forcément anti-religieuse. Prônant des valeurs profanes, elle suscite de nouvelles interrogations, chez les Juifs et chez les non-Juifs, sur les éventuelles définitions non-religieuses du fait juif. Bien qu'il ait longtemps été le trait considéré comme déterminant pour les Juifs, le judaïsme n'est pas une entité monolithique, ni même unitaire. Après le retour des exilés de Babylone , la religion mosaïque éclate entre Judéens Juifs et Samaritains , ces derniers récusant l'interprétation des prophètes et la centralité de Jérusalem.

Le judaïsme du Second Temple est lui-même l'un des plus diversifié de l'histoire juive: Le Second Temple de Jérusalem et les grands-prêtres, théoriquement autorité centrale dans le judaïsme , sont rejetés par les Juifs d'Éléphantine et les Esséniens. Parallèlement, des communautés isolées, oubliant ou ignorant les Talmuds et les rabbins , comme les Juifs des Indes ou les Beta Israël Falashas , terme péjoratif d'Éthiopie développent une forte spécificité.

Le judaïsme éclate une nouvelle fois: Entre le radicalisme des ultra-orthodoxes et des premiers réformés, des juifs, cherchant à moderniser leurs traditions sans les abandonner, forment le judaïsme libéral et le judaïsme conservateur , ainsi que d'autres courants moins importants, comme le Judaïsme reconstructionniste. Le judaïsme historique n'est donc pas incarné par un seul courant.

Il existe d'ailleurs plusieurs versions de la Bible, quelque peu différentes: Les sources des uns sont rejetées par les autres, et le degré de leur autorité, absolue ou relative, peut également faire débat parmi ceux qui les reconnaissent.

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Divergences de textes, divergences sur l'interprétation des textes, absence de centralisation religieuse, diversité d'époques et diversité de pays ont donc produit des divergences religieuses non négligeables. Le judaïsme, quoique ayant justifié le maintien d'une spécificité juive au cours des diasporas juives , n'est ni unitaire ni même la seule forme de judéité pour l'ensemble des Juifs revendiqués.

Bien avant cette définition moderne, la Bible avait défini les Israélites en tant que peuple. Il ne s'agit donc pas d'une notion religieuse, les règles religieuses étant supposées s'appliquer de façon indifférenciée aux Israélites du Nord et du Sud, mais d'une notion géographique et politique. Après la dispersion des Juifs à travers la planète, le sentiment d'être un peuple est resté une obligation religieuse. Pour ce courant, qui finira par disparaître même chez les réformés, les juifs ne sont pas un peuple, mais seulement une communauté religieuse.

Bien que traditionnelle, la définition des Juifs en tant que peuple a donc été contestée par certains groupes issus du judaïsme, que ceux-ci recherchent une assimilation partielle réformés ou une assimilation totale convertis. Des groupes se réclamant de la religion de la Bible hébraïque, sans forcément refuser que d'autres se définissent comme Juifs en tant que peuple, se sont eux-mêmes définis comme étant des groupes séparés ayant une identité spécifique Karaïmes européens, Samaritains. La Shoah a fortement contribué à renforcer cette dimension de peuple: Avant la Révolution française, le terme de nation était quasiment un synonyme de celui de peuple.

Dans cette seconde signification, une nation est en pratique un peuple dont une partie au moins des membres a des objectifs nationalistes. Le concept de nation juive au sens politique est à l'époque de la Révolution étranger aux Juifs. En effet, le culte s'est réorganisé depuis la fin du royaume de Juda sur des attentes messianiques, plus eschatologiques que politiques, et l'exil est vécu comme l'accomplissement des prédictions du Deutéronome.

Les Juifs considèrent toujours que leur destin est de vivre dans un État spécifique la promesse de la terre donnée par Dieu [ 76 ] , mais ils attendent que celui-ci les y ramène, ainsi qu'Il l'avait fait lors de l' exil babylonien , et cette attente se traduit par l'étude et les prières. Du point de vue de cette école, deux approches sont possibles du fait juif: Les Juifs peuvent ne plus être une nation depuis leur dispersion si on insiste sur la notion de territoire commun.

Ils le sont par contre si on privilégie la notion de passé commun, encore que les conversions passées et les diversités d'apparence physique actuelles peuvent sur ce point aussi susciter des oppositions [ 78 ].


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La nouvelle idée nationale ne s'est imposée que progressivement au sein des masses juives. Quatre grandes oppositions juives au sionisme se sont identifiées: Progressivement, le sionisme, d'abord assez marginal, a gagné en importance, en particulier en réaction aux troubles politiques de l'Europe orientale et à l'antisémitisme. La montée de celui-ci, puis son paroxysme au cours de la Shoah , atténue d'ailleurs les fortes oppositions entre Juifs sionistes et antisionistes. Créé entre autres pour combattre les sionistes , le parti ultra-orthodoxe agoudat Israël finit même par collaborer avec ceux-ci sous la pression de la montée de l' antisémitisme des années , puis acceptera la création d'Israël en dans le traumatisme suivant le génocide.

Ces débats ne sont toujours pas clos, certains Juifs religieux la Edah Haredit continuant à rejeter fermement l'idée d'un État juif politique, et beaucoup d' antisionistes politiques refusant toujours la revendication sioniste sur la Palestine. L'État privilégie ainsi, dans une certaine mesure, le sentiment d'appartenance national et pas seulement le sentiment d'appartenance religieuse.

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Indépendamment du Sionisme, on peut aussi noter l'existence d'un nationalisme non sioniste, surtout incarné par le Bund , parti ouvrier juif créé en Bien que se définissant comme Juif, le nationalisme du Bund était surtout centré sur une identité Yiddish , et ne s'adressait guère aux Juifs des autres communautés. Selon ces critères, en particulier la revendication à une ascendance commune, les Juifs peuvent donc être considérés comme une ethnie: Le terme Ethnic Jew s'utilise en anglais particulièrement aux États-Unis pour désigner une personne d'ascendance juive établie, mais ne se rattachant au judaïsme ni par la culture ni par la religion, voire ayant adhéré à une autre foi.

La dimension culturelle ou religieuse dans cette approche est donc totalement occultée au bénéfice d'une stricte définition en termes d'ascendance. Cette vision peut être partagée par des convertis. Elle peut l'être aussi par des non-Juifs, selon des critères qui leur sont propres.

La Halakha la loi religieuse juive, dictée par le judaïsme orthodoxe , a également une définition des Juifs qui s'exprime partiellement en termes d'ascendance: La revendication d'une origine commune est par ailleurs contrebalancée par l'extrême divergence de types physiques existant entre les communautés juives.

Celle-ci s'explique entre autres par le phénomène des conversions. Ainsi, à l'époque romaine déjà, les écrits de Dion Cassius [ 72 ] et les Satires de Juvénal indiquent des conversions assez nombreuses. Même après le Moyen Âge, des passages en masse au judaïsme, comme celles des Subbotniks de Russie ont pu ponctuellement se produire [ 91 ] , [ 92 ]. Bon nombre d'études portant sur la génétique des populations ont été menées concernant l'impact de ces conversions sur l'histoire des populations juives.

Quoique de nouvelles études soient encore à attendre, pour apporter des précisions ou trancher certains débats entre auteurs [ 93 ] , les lignes générales qui se dégagent militent en faveur d'une nette domination moyen-orientale notamment des régions palestiniennes, syriennes et turques [ 94 ] , [ 95 ] dans les origines du chromosome Y des populations juives actuelles transmis uniquement par les hommes.

Cette dominante ne permet pas de trancher la question du poids des conversions masculines dans cette zone, car les études ne différencient pas le chromosome Y des populations juives de celui des populations non-juives de la zone, qui sont très proches. À l'inverse, les études existantes penchent assez nettement pour une origine majoritairement non moyen-orientale pour l' ADN mitochondrial transmis uniquement par les femmes [ 96 ] , [ 97 ].

Ces apports ont des origines géographiques distinctes mais peu nombreuses [ 97 ] , ce qui laisse à penser que les conversions ont été localisées et rares au cours de l'histoire juive, même si le poids global de ces entrées est finalement présent. Chez les Bene Israël de Bombay , l'origine est très tranchée: Il est cependant à noter que dans le cas des Ashkenazes au moins, certains auteurs ont défendu une origine majoritairement moyenne-orientale des marqueurs génétiques mitochondriaux [ 93 ]. Finalement, ces études montrent qu'une origine des populations juives actuelles du moins de celles qui ne vivaient pas à l'époque moderne au Moyen-Orient est située de façon notable à l'extérieur de la zone de dispersion originelle des Juifs, au Proche-Orient.

Mais le poids de marqueurs génétiques originaires de cette zone reste très important, particulièrement pour les marqueurs génétiques d'origine masculine, ce qui tend à montrer un impact relativement ponctuel des phénomènes de conversion. Mais certains débats entre spécialistes restent encore à trancher, et les positions actuelles de la recherche peuvent donc évoluer. Ces points communs démontrent une certaine continuité endogamique , mais ne sont cependant pas contradictoires avec des divergences non négligeables, acquises au cours des siècles d'immersion au sein d'autres populations par les conversions, les viols ou les adultères.

Les types physiques des Juifs de Chine , des Juifs des Indes , des Juifs Ashkenazim ou des Falashas sont ainsi très différents, et montrent un niveau de mélange interethnique assez élevé. Parmi les grandes populations juives actuelles, seuls les Juifs d'Éthiopie ne montrent pas trace d'origine syro-palestinienne [ 94 ] , [ 97 ].

Au contraire, leurs marqueurs génétiques indiquent une origine exclusivement ou très majoritairement locale, donc un phénomène de conversion de grande envergure. Dans le cadre d'une approche par la génétique, et malgré certains points communs, les Juifs ne sont donc pas une ethnie homogène. Au-delà de l'approche par la génétique et l'origine réelle, la question de l'ascendance reste importante dans la définition du fait juif, puisqu'on devient généralement juif par sa mère. Mais cette règle souffre, même aujourd'hui, de nombreuses exceptions ou applications problématiques.

Ainsi en est-il des Juifs convertis à d'autres religions.

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Pour le Talmud [ 98 ] , ils restent Juifs. À ce titre, les Juifs convertis à d'autres religions sont refusés comme Juifs [ 99 ]. La population africaine des Lemba , qui se réclame d'ascendance juive, et dont les études génétiques ont confirmé qu'elle était porteuse de gènes communs avec ceux des cohanim juifs [ ] , n'est pas reconnue comme juive. Cette intégration dilue progressivement le patrimoine génétique. Les études génétiques [ ] ont même démontré que des groupes juifs, comme les Falashas , ne montraient aucune trace d'origine cananéenne, soit qu'ils n'en aient jamais eu, soit que celle-ci se soit totalement diluée.

Finalement, le caractère ethnique n'est pas une condition nécessaire ni suffisante pour l'appartenance au judaïsme, bien que la question de l'ascendance y soit importante. Le fait juif se caractérise, selon Shmouel Trigano , bien davantage par la culture, le rituel, ou les langues [ ]. La question culturelle juive est complexe en ce que le maintien d'une identité spécifique à travers les siècles a sans doute été aidé par les cultures très spécifiques, comme la culture ashkénaze, ou la culture judéo-arabe.

Leurs membres avaient un fort sentiment d'appartenance appuyé sur ces cultures, en particulier sur des langues spécifiques des langues locales influencées par l'hébreu , mais aussi sur des littératures ou des philosophies juives particulières. Mais malgré des cultures juives très fortes, il n'existe aucune unité culturelle juive au-delà de la religion du moins pour les orthodoxes et de sa langue liturgique, l' hébreu. Finalement, les Juifs n'ont pas eu à travers le temps une culture, mais plutôt un particularisme communautaire, lequel a produit régulièrement de nouvelles cultures juives spécifiques.

Souvent très autonomes, ces groupes ont cependant correspondu entre eux, permettant le maintien d'une identité juive relativement stable. Le rituel séfarade s'est ainsi répandu à partir de l' Espagne et du Portugal à travers tout le bassin méditerranéen , tandis que les Juifs de Cochin Inde faisaient traditionnellement venir leurs livres saints du Yémen. Les communautés vraiment isolées, comme les Juifs de Chine , les Bene Israël de Bombay Inde ou les Falashas d'Éthiopie, ont fini par s'assimiler totalement Juifs de Chine , assez largement Bene Israël , ou par développer des formes religieuses très particulières Falashas.